À retenir
- Une API permet à deux systèmes de communiquer, pour qu’une personne n’ait pas à recopier des données à la main de l’un à l’autre.
- La plupart des API utilisées en entreprise servent à des choses courantes, comme les paiements, les tarifs d’expédition et la mise à jour des stocks.
- Avant de payer un travail sur une API, demandez à qui appartient le code, comment il est sécurisé et qui en assure la supervision.
Une API est un ensemble de règles qui permet à un logiciel de demander une information ou une action à un autre, et d’obtenir une réponse en retour. Lorsqu’un site web affiche des frais de livraison en temps réel, accepte un paiement par carte ou vous permet de vous connecter avec un autre compte, c’est généralement une API qui fait le travail en arrière-plan. Pour un chef d’entreprise, la question utile n’est pas de savoir comment une API est construite, mais ce qu’elle relie, à qui elle appartient et ce qui se passe quand elle tombe en panne.
Qu’est-ce qu’une API ?
API signifie application programming interface, soit interface de programmation d’application. C’est une manière convenue pour deux programmes de communiquer sans que l’un ait besoin de savoir comment l’autre fonctionne de l’intérieur.
Pensez à un serveur dans un restaurant. Vous n’entrez pas dans la cuisine. Vous dites au serveur ce que vous voulez, il transmet la commande à la cuisine et vous rapporte le résultat. L’API, c’est le serveur : elle reçoit une demande, la transmet et renvoie une réponse dans un format que les deux parties comprennent.
Quels sont des exemples concrets d’API ?
- Paiements : votre boutique en ligne envoie le montant de la commande à un prestataire de paiement et reçoit une réponse « accepté » ou « refusé ».
- Cartes et adresses : un formulaire de livraison vérifie un code postal et complète l’adresse.
- Expédition : votre boutique demande ses tarifs à un transporteur et récupère les informations de suivi.
- Connexion : un bouton « continuer avec » vérifie votre identité auprès d’un autre service.
- Stocks et commandes : votre site web et votre système d’entrepôt affichent les mêmes chiffres.
Aucun de ces cas ne demande à une personne de recopier des données à la main d’un système à l’autre. C’est de là que vient le gain de temps.
Quelle est la différence entre une API et une intégration ?
Une API est la porte qu’un système ouvre pour que d’autres puissent l’utiliser. Une intégration est la connexion opérationnelle que vous construisez en passant par cette porte. Une même API peut servir à de nombreuses intégrations, et une intégration utilise souvent plusieurs API.
Si vous envisagez de relier vos propres systèmes, notre guide sur l’intégration d’API explique ce que cela implique et ce qui peut mal tourner.
Mon entreprise a-t-elle besoin d’une API sur mesure ?
Pas toujours. Si deux outils courants proposent déjà un connecteur prêt à l’emploi, utilisez-le. Une API sur mesure se justifie lorsque :
- vos systèmes sont développés en interne ou trop spécialisés pour un connecteur prêt à l’emploi,
- vous voulez que des partenaires ou des clients se connectent à vous de manière maîtrisée,
- une étape manuelle, comme la ressaisie des commandes, vous coûte un temps réel chaque semaine,
- vous devez contrôler qui peut voir quoi, et en garder une trace.
Notre service de Développement et intégration d’API commence par déterminer lequel de ces cas s’applique, avant de construire quoi que ce soit.
Combien coûte la création d’une API ?
Il n’existe pas de prix unique : méfiez-vous de quiconque vous en annonce un avant de connaître vos systèmes. Le coût dépend du nombre de fonctions que l’API doit assurer, de la sensibilité des données, de la qualité de la documentation de l’autre système et du niveau de tests et de supervision dont vous avez besoin. Le suivi dans la durée compte aussi, car un logiciel dont dépendent d’autres systèmes doit être maintenu en état de marche. Notre guide sur ce qui détermine le coût d’un logiciel sur mesure explique comment lire un devis.
Quelles questions poser avant de commander un travail sur une API ?
Posez ces questions avant de signer :
- À qui appartiennent le code et la documentation une fois le travail terminé ?
- Comment sera-t-elle sécurisée, et où les clés d’accès sont-elles stockées ?
- Que se passe-t-il si l’autre système change ou devient indisponible ?
- Quelqu’un en assurera-t-il la supervision, et qui est prévenu en cas de panne ?
- Existe-t-il une documentation écrite permettant à un autre développeur de prendre le relais ?
Un bon prestataire répond à ces questions clairement. Des réponses vagues sont un signal d’alerte.
Qu’est-ce qui peut mal tourner avec une API ?
- Des changements que vous ne maîtrisez pas : un tiers peut modifier ou supprimer une partie de son API. Sans supervision, vous le découvrez quand quelque chose cesse de fonctionner.
- Les limites : les fournisseurs plafonnent la fréquence des appels, et une journée chargée peut atteindre ce plafond.
- La sécurité : des clés laissées au mauvais endroit peuvent être copiées et utilisées à mauvais escient.
- Les interruptions : si l’autre système est en panne, vos propres fonctionnalités qui en dépendent le sont aussi.
La plupart de ces risques sont maîtrisables s’ils sont anticipés dès le départ.
Questions fréquentes
Une API, est-ce la même chose qu’un site web ?
Non. Un site web est conçu pour être lu par des personnes dans un navigateur. Une API est conçue pour que des logiciels communiquent entre eux, et renvoie généralement des données plutôt qu’une page.
Une API est-elle gratuite ?
Certaines le sont, beaucoup sont payantes à l’usage, et d’autres sont gratuites jusqu’à un certain seuil. Vérifiez les conditions du fournisseur en matière de limites et de tarifs avant de bâtir vos plans autour de l’une d’elles.
Les petites entreprises utilisent-elles des API ?
Oui, souvent sans le savoir. Les paiements en ligne, les étiquettes d’expédition et les liaisons avec la comptabilité reposent généralement sur des API.
Combien de temps faut-il pour créer une API ?
Cela dépend de ce qu’elle doit faire et de la qualité de la documentation de l’autre système. Une connexion simple peut être rapide ; une connexion avec une sécurité stricte et de nombreux systèmes prend plus de temps. Un prestataire honnête vous donne une fourchette après avoir examiné votre configuration.
Dois-je comprendre l’aspect technique ?
Non, mais vous devez savoir ce qui est relié, à qui appartient le résultat et qui en assure la maintenance. C’est à cela que servent les questions ci-dessus.
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Traduit de l’original en anglais.
Comment fonctionne une API, en termes simples ?
Chaque appel d’API comporte deux parties : une requête et une réponse.
Les requêtes nécessitent généralement une clé ou un jeton, qui prouve que l’appelant a le droit de demander. Le fournisseur peut aussi limiter la fréquence des demandes, pour qu’un client très actif ne ralentisse pas le service pour tous les autres.